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Venue de Dijon lors de la Réforme, la dentelle fut pratiquée au Locle dès cette époque. Dés 1650, elle fut exportée, grâce à son prix inférieur à celui de l'étranger. Les dentellières travaillaient leurs dentelles sur le modèle des Flandres qu'on appelait "dentelle à fond".

Au Locle, vers 1770, il y avait 331 horlogers, 726 dentellières, 56 négociants, 78 orfèvres et 15 fabricants de bas.

En 1816, fut fondé l'Asile des Billodes, institut pour enfants déshérités. Dès leur plus jeune âge, les fillettes étaient initiées à la dentelle. En 1827, une centaine d'enfants y étaient encore occupés. On parle d'un voile d'une grande finesse offert à la Reine de Prusse. On parle également de la Cour de Russie, de la Comtesse de Berndorf etc..

Deux livres de comptes de 500 pages ayant appartenu à Mélanie Montandon du Locle, nous montrent qu'entre 1832 et 1850, 750 dentellières du Locle, des Brenets, de La Sagne et des Eplatures travaillaient pour elle. Dans ces livres, il est apparu  que 18 sortes de dentelles étaient travaillées. Ces dentellières  en faisaient de 20 à 50 mètres. Elles faisaient également des panneaux pour des châles.

A partir de 1840, l'horlogerie prit le dessus et l'activité dentellière tomba brusquement.

Au début du 20ème siècle, plusieurs dames ont suscité un renouveau de la dentelle dans le canton de Neuchâtel. Durant la guerre 1914-1918, toutes les ouvrières au chômage travaillaient dans les ouvroirs de dentelles. Puis à la fin de la guerre, quelques dentellières travaillèrent encore un peu, mais par plaisir.

 

 

 
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